Reservoir & Co
Cyprine - in virgo veritas.
Mise à jour le Jeudi, 22 Juillet 2010 13:21 Écrit par Platonange Jeudi, 22 Juillet 2010 13:19
Ma raison échoue, que j’en sombre de dégoût.
Le vide, et lentement la rage éclot – pas encore assez. Ne rien pouvoir inscrire dans ton corps ; nous nous frôlons et je casse mes ongles à l'intérieur de mes paumes. La douleur, la mortification ne me libèrent pas ; tu me massacres à chaque regard, à chacune de tes fuites.
Elle est là, ELLE, qui a droit à toi – tes bras, les marques de ton affection. Je n'ai que des regards dévorants, miettes d'attention ; je suis l'illégitime.
[J'ai besoin de toi, de te serrer dans mes bras – de ne plus creuser à l'ongle mon ventre et ces kilomètres entre nous. Même lorsque tu m'es si proche.]
Ils ne quittent leur lit qu’en d’ultimes soubresauts ; je mange le présent, le temps de venir – dans les entrailles d’une passe. Instants perdus au lit d’un autre – à chaque fois.
Soupir d’extase dans une bulle d’espoir ; le corps vendu pour qu’il me garde, je me fends d’un sourire. Mon cœur, mes pensées, mes cuisses, que me volera-t-il de plus ? J’ai tant donné qu’il ne reste que quelques éclats : de moi, de ce que j’étais. Prévenue de son amour ; il ne m’avait pas menti : il me veut toute et me détruire.
Brumes hémoglobines goûtant le miel ; je m’en baigne les mains, onctueux et piquant. Le sang languit et coule de ma vertu.
La berceuse des dunes
Mise à jour le Jeudi, 22 Juillet 2010 13:18 Écrit par Nilo Jeudi, 22 Juillet 2010 13:12
Ma mémoire n'est plus
Que le souvenir tiède
Des chemins empruntés
Que je n'ai pas rendus.
Ceux dont j'ai rapporté
Les griffures laissées
A mes genoux d'enfant
Par les noires épines
Des buissons d'acacias
Parsemant la savane
Où je courrais après
Les rêves d'aventures
Que je me fabriquais
Dans les nuits sahéliques
Regardant les étoiles
Accrochées au plafond
De ma chambre sans murs.
Ma mémoire se noie
Dans l'encre indélébile
Quand le vent vient chanter
La berceuse des dunes
A l'heure où le soleil
Partant sous d'autres cieux
Pose tout doucement
En obliques tendues
Les ombres assoiffées
Des restes de l'Afrique.
OdA, Odl
Mise à jour le Jeudi, 22 Juillet 2010 13:17 Écrit par Mel Samedi, 10 Juillet 2010 21:58

Gagnant de l'écriture d'une fable
Mise à jour le Samedi, 26 Juin 2010 12:12 Écrit par Mel Samedi, 26 Juin 2010 12:08
Un jour un papillon vint à éclore au monde
Gracile et glorieux, l'âme fraîche et féconde,
Surplombant de très haut cloportes et fourmis
Il luisait des cents feux de lampyres amis.
Maître de son bel art, la céleste voltige
Il laissait, saisissant paresseux une tige
Crustacés ébahis, hyménoptères cois
Pâmés, voyez cela, aux plus petits exploits.
Sous lui, laborieux, peinait un microcosme
Et un mince lombric portant le nom de Cosme
D'une troupe de vers il était colonel,
Et commandait ainsi un travail solennel :
Creuser la galerie au lieu de l'épater
Profite selon lui à la communauté
Bien plus que les figures du lépidoptère,
À qui il conseilla d'aller vite se faire
Redorer l'antenne et reluire le plastron
Auprès de l'éclat d'un adorable lampion.
Le papillon follet, voulant de la lumière
Prendre la belle aura, retomba sur la terre :
Ses soies furent soudain de la matière ignée
Il attendit mourant la fin de la journée
Que vienne, inexorable, achever son ouvrage
Nature qui ne cède la vie qu'en otage.
Le récit retint fort de Cosme le doux nom
Alors qu'il oublia celui du papillon.
Avant que le savant et docte Soom ne râle
Du conte édifiant tirons une morale :
Célébrité s'efface avec célérité
Et reste vanité parmi la Vanité.
A trop prendre lanterne pour divin messie
L'on omet que chaque être porte une vessie,
Qui peut être vidée au fond du Réservoir...
Et qu'une aile brûlée peut vous y faire choir.
La mécanique du travail.
Mise à jour le Mercredi, 23 Juin 2010 15:53 Écrit par Télérama Mercredi, 23 Juin 2010 15:50
Ce que j’aime le plus dans ce boulot, c’est le moment où l’espoir que ça se termine s’éteint.
- Je suis prêt à y passer la nuit si vous voulez, personnellement, je n’avais rien de prévu, ce ne sera pas un dérangement dans mon emploi du temps. N’est-ce pas la vieille ?
Assise sur un fauteuil Louis XVI, ficelée comme un rôti de dindonneau, la vieille me regardait fixement, en tremblant. Les cordes commençaient à lui couper la circulation et sa peau fripée blanchissait à vue d’œil entre les lacérations des liens. Ces deux enculés étaient des durs à cuire. Plus de 3 heures que je les questionnais dans tous les sens, à tour de rôle, à grands coups de claques et de menaces et aucun des deux n’avait lâché le morceau. C’est sûr, il y avait de la thune à prendre et un putain de gros paquet.
L’aspect psychologique est la donnée la plus importante dans ce genre de situation. Largement au dessus de la douleur physique, c’est quand vous trouvez leur point faible et que vous y enfoncez le doigt que vous savez que vous avez gagné.
La pièce de théâtre dont vous êtes le héros
Mise à jour le Mercredi, 23 Juin 2010 15:50 Écrit par Turlupin Mercredi, 23 Juin 2010 15:47
Le boudoir du manoir de la Marquise.
La marquise de Sade, langoureusement étendue sur un divan :
Mes amis, je me sens belle aujourd’hui. Je veux que vous me disiez à quel point je suis belle et désirable. Flattez-moi !
Turlupin, s’avançant :
Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour.
La marquise de Sade :
Oh Turlupin !
Telerama :
Fayot !
pierre_b :
Je proteste, c’est moi le plus beau. Tout le monde le sait. C’est pas pour dire ni pour me mettre en avant mais c’est quand même la vérité exacte.
La marquise de Sade :
Il suffit pierre ! Tu es ici dans mon boudoir et c’est moi qui suis langoureusement affalée sur mon divan. C’est donc moi la plus belle ici. Flattez-moi encore !
Remo, soupirant :
Dire que je suis coincé ici alors que je pourrais être tranquille chez moi dans le plus simple appareil à me gratter la couille.
Gabarit pour loisirs créatifs de nos oublis en kit.
Écrit par la marquise de sade Mercredi, 23 Juin 2010 15:43
J’hiberne mes souvenirs dans des cavernes stériles
Je scrapbooking ton nom sur des albums de soi
Étiquettes d’autrefois, punaise, c’que t’es loin de moi
Un papillon d’argent au coin d’une page, fébrile
Je m'arrime à rien sur tes appâts feutrés
Je décline sur tes penchants schizophrènes
Paroles tuées dans un regard timbré
Ta bouche en marque-page me gangrène
Je voltaire tes silences sur papier marbré
Je sanguine tes allures sur rétine et pupilles
Veines à sang pour sang gonflées
Par tes promesses qui m’embastillent
J’explose l’électrocardiogramme de notre histoire
J’accroche-cœur : zéro, ligne plate
La vie m’fait du souci, que des déboires
J’consigne tous tes désirs, j’suis ta bureaucrate
Je m’EdgarPoe sur tes frayeurs
Horreur, manque de peau
Tu m’écorches, j’me fais vif
Je t’attrape par la queue, monsieur.
Ecrire une plaidoirie
Mise à jour le Samedi, 19 Juin 2010 12:45 Écrit par la marquise de sade Samedi, 19 Juin 2010 12:38
Au bout de 2 mois de jeu et de création imposée, le réservoir des célébrités touche à sa fin, avec l'ultime épreuve : l'écriture d'une plaidoirie.
C'est le moment de voter pour le candidat qui vous aura convaincu et qui mérite de devenir La Célébrité du Réservoir ...
Toutes les plaidoiries : cliquer ici
Le football
Mise à jour le Samedi, 19 Juin 2010 12:38 Écrit par Patmos Samedi, 19 Juin 2010 12:35
Le football c’est un sport.
Il faut être onze pour faire une équipe et il faut deux équipes pour jouer,
Ils enfilent des maillots différents pour qu'ils sachent qui est avec qui,
Par exemple tous les rouges ils jouent ensembles contre tous les bleus,
Mais ça peut être aussi des jaunes ou des verts, ça dépend,
Et il faut un ballon aussi.
En fait, il y a un terrain,
On met de la craie tout autour et un peu dedans aussi,
Des ronds, des arcs de cercle, des traits,
Et à chaque bout on met une cage avec des filets,
Et il faut que les gars ils mettent le ballon dedans,
Ça s’appelle marquer un but,
Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas,
Mais attention,
Ils ont pas le droit de se servir des mains,
Sinon c’est faute, et il y a un gars qui joue pas qui siffle.
Dans les cages du bout du terrain, il mettent un gars avec une casquette,
Il s’appelle un goal (Il faut pas prononcer le a),
Ce gars là il a le droit de se servir de ses mains
Mais uniquement dans le rectangle qu’on a tracé avec la craie ( voir plus haut) autour de sa cage.
Pour commencer, on met la balle au milieu du terrain, et le gars qui joue pas il siffle,
Et tous les autres gars ils courent dans tous les sens en se passant le ballon avec les pieds.
Attention, on a le droit de taper que dans le ballon,
Et à part ça, tu racontes quoi de beau
Mise à jour le Dimanche, 16 Mai 2010 13:07 Écrit par Anton Dimanche, 16 Mai 2010 13:02
.
Humer des peaux jusqu'à la moelle
la queue trempée dans les étoiles
Il fait nuit j'y peux rien
J'ai oublié les jours anciens
Des vers de terre comme des miroirs
luisent sur le bord du trottoir
Et toi
qu'est-ce que tu fais là à bêler
tu n'as même pas vu le grand trou dans ton front
Le ciel a sauté par la fenêtre
La première sorcière venue
vous le dira
braves gens
braves gens
contemplez la pluie qui ruisselle
de vos oreilles
de vos cervelles
ça sent la sève et la scierie
comme en Amazonie
où on découpe des planches à pain pour nos futures
saisons de pourriture
*
Battle : Moufette VS La Musa
Mise à jour le Dimanche, 16 Mai 2010 12:18 Écrit par Tyler Durden Dimanche, 16 Mai 2010 12:07
Battle écriture d'une nouvelle avec contrainte
Défi lancé par Moufette à La Musa
Objectif :
Écrire une nouvelle d'au moins 30 lignes, dont le personnage principal sera chaussé d'escarpins bizarroïdes et se déroulant au Vatican.
Les épreuves :
Texte n°1 :
Viens par là, viens n’ai pas peur. Qu’est ce que tu fous ici, t’es perdu? Tu t’es planté de porte?
Non! T’es malade, suicidaire peut être, ou alors masochiste?
Non plus! Qu’est ce que tu fous là alors? T’écris, certes et? Tu veux, avoir, notre, avis.
Ok je vois.
Ecoute moi bien et suis mon conseil, FUIS pendant qu’il est encore temps.
Texte 2 :
- Bonjour, je suis Marie Martin, la bonne du châtelain du village de Saint François, Monsieur de Dupont. C’est à moi que le pape doit laver les pieds ! Dis-je fièrement.
(pour lire la suite, cliquer ici )
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