M.I.L.F.
Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 13:59 Écrit par Soom Jeudi, 24 Décembre 2009 13:56
L’histoire de Mandy telle que je la connaissais, telle qu’on me l’avait racontée, c’est un peu l’histoire de toutes les femmes que j’ai connues. Alors le lieu, l’époque où la couleur de ses cheveux n’importent pas vraiment.
Cela dit on m’a toujours appris que pour raconter une bonne histoire, il ne faut pas ménager ses effets, ni au lecteur ses efforts, donc je vous demanderais d’imaginer que ça se passe à Abilene, Texas, Dieu protège l’Amérique.
D’où venait Mandy ? Nul ne le savait, et malgré quelques invariants le récit qu’elle pouvait faire à l’occasion au sujet de son enfance était à peu près aussi changeant que l’humeur du vent ou d’un pur sang texan. Elle était d’une ville parmi d’autre élevée dans un foyer qui n’était sans doute ni chaleureux ni protecteur. Le danger vient toujours de l’intérieur. Elle était née autour de 1925, et à en juger par son mode de vie, elle avait du goûter le luxe avant que ses parents prennent la Crise de plein fouet. Ajoutez à cela le départ prématuré d’un père qu’elle idéalisa avec le temps, une poitrine apparue à l’adolescence avec toute la prodigalité dont la nature sait se montrer parfois, des hanches assez larges pour porter le cul le plus rond depuis que la terre n’est plus plate, une crinière de feu, de ce roux naturelle qu’on ne trouve que dans les reflets des grenats et pour couronner le tout une intelligence animale ; et bien vous ne vous faîtes pas encore bien idée du dixième de ce qu’était Mandy dans sa vingt-cinquième année. A l’époque elle fourrait ses nichons sous le nez de tout ce qui portait un caleçon et dont elle pouvait tirer parti d’une manière ou d’une autre. Et ça marchait ! Mandy avait décroché un diplôme de droit commercial se spécialisant dans l’exploitation du pétrole, et descendit dans le Texas. Elle ne mit pas longtemps à trouver un poste suffisamment rémunéré pour mener le genre de vie qu’elle souhaitait, club privé, bar, boîte, alcool, partie en tout genre, et pas d’obligation d’être au bureau trop tôt dans la matinée. Elle collectionnait les coups de reins plus que les hommes. C’était pour elle la seule preuve d’amour qu’un homme puisse donner, la preuve étant faite elle se désintéressait aussitôt.



